Chiara, Micaela et leur petit Niccolo Pietro; première famille homoparentale à être enregistrée en Italie, à leur sorte de l'hôtel-de-ville de Turin, le 23 avril. Capture vidéo: La Reppublica.

Dissidence arc-en-ciel dans les mairies italiennes

Bravant la loi, les autorités des quatre plus grandes villes du pays et de nombreuses autres municipalités ont ouvert leurs registres d’état-civil aux familles homoparentales.

La désobéissance s’organise dans les communes italiennes. Face à une loi qui empêche les couples de même sexe de s’inscrire officiellement comme parents d’un enfant, les villes de Turin, Rome, Naples, Milan et Catane ont annoncé ces dix derniers jours leur décision de passer outre et d’ouvrir leurs registres à une reconnaissance pleine et entière des familles arc-en-ciel.

Cette semaine c’est au tour de dix communes piémontaises dirigées par le centre gauche de rejoindre ce mouvement surnommé «Printemps arc-en-ciel», lancé par la conseillère communale turinoise Maria Grazia Grippo, rapporte Gay.it.

«La société est prête!»
Le comité de la Pride de Turin s’est félicité de ces engagements: «Nous demandons à tous les maires de faire comprendre au Législateur que ces questions doivent être résolues de façon uniforme sur tout le territoire national. La société est prête!»

Le «Printemps arc-en-ciel» a soulevé l’indignation de la droite populiste, qui prépare sa probable entrée au gouvernement après son succès aux législatives de mars. «Un enfant avec deux mamans et sans papa, un autre avec deux papas et sans maman. Ce n’est pas l’avenir, c’est l’égoïsme», s’est emporté le leader de la Ligue, Matteo Salvini.

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