Photo David Iliff CC-BY-SA 3.0

Les eurodéputés appellent à bannir les «thérapies de conversion»

Une très large majorité s’est dégagée au Parlement européen en faveur d’un amendement condamnant les «guérisseurs» actifs auprès des jeunes LGBT.

A quatre contre un, le Parlement européen a adopté jeudi un amendement condamnant des prétendues «thérapies de conversion» visant les personnes LGBT. Depuis des années, des experts mettent en garde contre les pratiques promues par certaines Eglises ou par des psychothérapeutes, notamment à destination de jeunes, sous pression de leur entourage. Ces programmes seraient à la source de dépressions pouvant aller jusqu’au suicide.

Plusieurs pays et région les ont déjà mis hors la loi, comme le Royaume-Uni ou Malte, qui fait figure de précurseur en Europe. En ce qui concerne la Suisse, le Conseil fédéral avait estimé dans un message de 2016 que ce type de pseudo-traitements imposés à des mineurs était «contraire à la déontologie des psychothérapeutes ou des assistants spirituels» et relevait de la justice.

Lutte contre les discriminations
Premier du genre, le vote des eurodéputés faisait suite à un rapport sur les droits fondamentaux dans l’Union. Un texte qui promeut, entre autres, la lutte contre la discrimination et l’inclusion dans les programmes scolaires des valeurs d’acceptation envers les LGBT. En outre, il appelle les Etats membres à dépathologiser entièrement le parcours des personnes trans.

«Ce rapport est un exemple de la façon dont l’UE peut être à la pointe des combats pour les droits fondamentaux», s’est félicitée la vice-présidente de l’Intergroupe LGBTI au Parlement européen Sirpa Pietikäinen.

À lire également