Qui sont les athlètes «out» à Sotchi?

Seules sept lesbiennes et bi feront partie de la «Rainbow Team» virtuelle, dès vendredi aux Jeux olympiques. Portraits express.

En pleine controverse sur la condition des LGBT en Russie, le moins que l’on puisse dire, c’est que les athlètes gay et lesbiennes se feront discrets, à Sotchi. Seuls sept d’entre eux défileront dans l’arène de la station de la Mer Noire, vendredi – sur environ 2500 participants aux 99 épreuves au programme. Toutes sont des femmes: Ireen Wüst (PB), Sanne van Kerkhof (PB), Cheryl Maas (PB), Barbara Jezeršek (Sln), Anatasia Bucsis (Can), Belle Brockhoff (Aus) et Daniela Iraschko-Stolz (Aut).
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Cela représente une présence LGBT de moins de 0,3%: une proportion analogue à celle des JO de Londres en 2012, où une vingtaine d’athlètes out participaient aux compétition. Là encore, seulement une petite poignée d’hommes s’étaient déclarés gays. Seul athlète masculin ouvertement gay attendu à Sotchi, le patineur néo-zélandais Blake Skjellerup a raté de peu sa qualification.

Performance d’abord
Sur le site OutSports, l’ex-skieur Ryan Quinn déplore cette faible présence LGBT compte tenu des progrès enregistrés ces dernières années dans la visibilité des gays et lesbiennes sportifs. Toutefois, elle n’a rien d’étonnant. A l’approche de Jeux olympiques, observe-t-il, «une vie d’athlète est réglée au millimètre pour optimiser sa performance. Or il n’y a aucun bénéfice physique à attendre d’un coming out. Tout, dans la vie de l’athlète – de ce qu’il mange à qui il fréquente, s’il fréquente quelqu’un – est prévu avec la performance en tête.»

Il faut aussi relever que 12 athlètes qui font le voyage de Sotchi, ainsi que 40 autres sportifs de renom, ont signé un appel condamnant les lois antigay en Russie au nom de la Charte olympique. Parmi eux figure une Suissesse: la snowboardeuse Simona Meiler.

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