Grindr censuré par l’État turc

La populaire application mobile de rencontres gay est inaccessible depuis le début du mois, en Turquie. Pour une association LGBT, il s’agit d’une nouvelle mesure de «moralisation» initiée par le pouvoir islamo-conservateur.

La Turquie aurait bloqué l’application de rencontres gay par géolocalisation Grindr. Depuis mardi soir, elle est inaccessible, tout comme son site web, depuis les terminaux de tout le pays, a rapporté l’association LGBT Kaos GL, basée à Ankara. Des internautes tentant d’utiliser Grindr ont trouvé à sa place un message des autorités faisant référence à un arrêt d’un tribunal d’Istanbul datant du mois dernier. La décision de justice n’a toutefois pas été rendue publique.

«Moralité générale»
Selon un juriste de Kaos GL, la plateforme pourrait être tombée sous le coup de la loi sur la «moralité générale», un texte ambigu utilisé notamment pour réprimer les travailleuses du sexe transsexuelles. «Censurer Grindr est le dernière étape en date dans les limitations arbitraires des libertés en Turquie. Tout style de vie ou identité qui ne cadre pas avec l’idéologie de l’Etat est privé de ses droits et de ses libertés», déclare Ömer Akpınar, un porte-parole du groupe au Huffington Post UK.

Après les manifestations monstres de juin dernier pour la laïcité et contre la «dérive autoritaire» du Gouvernement islamo-conservateur, où les groupes LGBT ont affirmé leur présence, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan a encore durci les mesures de surveillance de la société civile. Des ONG ont dénoncé des purges dans les médias, dont la plupart sont étroitement liés au parti au pouvoir, et une «islamisation» accrue de la vie publique.

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Et ce n’est pas terminé. Quand des religieux sont au pouvoir, tout ce qui touche au plaisir de près ou de loin est rayé de la carte.
Les turcs n’auront bientôt plus que les 5 prières du jour, la lecture du Coran et le port du voile comme seuls loisirs.

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