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	<description>le magazine suisse gay, lesbien, bi et trans</description>
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		<title>L&#8217;extrême droite plonge la Pride de Cologne dans l&#8217;embarras</title>
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		<pubDate>Sat, 25 May 2013 08:26:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Pro Köln, un parti xénophobe, a annoncé sa participation à la marche des fiertés locale. La polémique enfle au sein de la scène gay, tandis que les organisateurs peinent à réagir.
L&#8217;extrême droite semble avoir réussi à semer la zizanie dans la communauté LGBT de Cologne. A la fin du mois dernier, le parti anti-immigrés Pro Köln a annoncé sa participation au Christopher Street Day (CSD) de la ville. La plus grande gay pride d&#8217;Allemagne après celle de Berlin se déroulera le 7 juillet. Le comité d&#8217;organisation de la ColognePride a ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Pro Köln, un parti xénophobe, a annoncé sa participation à la marche des fiertés locale. La polémique enfle au sein de la scène gay, tandis que les organisateurs peinent à réagir.<span id="more-22398"></span></p>
<p>L&#8217;extrême droite semble avoir réussi à semer la zizanie dans la communauté LGBT de Cologne. A la fin du mois dernier, le parti anti-immigrés <a href="http://www.aktuell.pro-koeln.org/" target="_blank">Pro Köln</a> a annoncé sa participation au Christopher Street Day (CSD) de la ville. La plus grande gay pride d&#8217;Allemagne après celle de Berlin se déroulera le 7 juillet. Le comité d&#8217;organisation de la <a href="http://www.colognepride.de/" target="_blank">ColognePride</a> a immédiatement fait connaître son opposition à la participation du mouvement. Le problème, c&#8217;est que pour l&#8217;instant, il n&#8217;a pas trouvé les moyens juridiques d&#8217;exclure les militants de la marche. Des pourparlers sont en cours avec la police. Le comité envisage même de modifier les statuts de la manifestation. A défaut, Pro Köln pourrait défiler, mais à bonne distance du reste du cortège du CSD.</p>
<p><img src="http://360.ch/files/2013/05/prokoln.jpg" alt="Pro Köln" /><b>«Fiers d&#8217;être de Cologne»</b><br />
En attendant, le parti a déjà son mot d&#8217;ordre, <strong>«Proud to be Kölsch»</strong>: «Fiers d&#8217;être de Cologne», et compte exploiter ses thèmes préférés: insécurité, islamisme et immigration, en l&#8217;adaptant à la scène LGBT. «Il devrait aller sans dire, en 2013, que ce n&#8217;est pas un crime d&#8217;être gay ou d&#8217;appartenir à un parti d&#8217;opposition à l&#8217;aise comme Pro Köln», proclame le communiqué d&#8217;un mouvement qui ne s&#8217;est jamais montré gay-friendly. Au contraire. En 2004, son actuelle présidente, Judith Wolter, avait exigé la suppression des aides publiques au CSD, rappelle <a href="http://www.queer.de/detail.php?article_id=19274" target="_blank">Queer.de</a>. Et deux ans plus tôt, Pro Köln avait appelé à une contre-manifestation antigay. </p>
<p>Plusieurs associations LGBT sont indignées de la possible présence d&#8217;un «cheval de Troie» d&#8217;extrême droite au sein du défilé. Un collectif baptisé <a href="https://www.facebook.com/pages/Keinen-CSD-mit-Nazis/460388030715333" target="_blank">«Pas de CSD avec les nazis»</a> a été mis en place. Mais des voix discordantes se font entendre. Ainsi, Olaf Alp, éditeur du magazine gay local «Rik» a critiqué un «réflexe hystérique» de rejet face à Pro Köln. Le parti, rappelle-t-il, est démocratiquement représenté au Conseil municipal (il a obtenu 5% des voix aux dernières élections, en 2009). Selon lui, le comité de la ColognePride ne peut «exclure une organisation, juste parce que sa position politique ne lui correspond pas. Celui qui est contre la discrimination devrait veiller à ne pas utiliser la même stratégie.»</p>
<p><b>Chrétiens-démocrates «punis» à Berlin</b><br />
La polémique rhénane fait écho à une autre «affaire» politique, qui agite en ce moment le CSD de Berlin. Dans la capitale, c&#8217;est la participation de la CDU de la chancelière Angela Merkel à la marche LGBT qui fait débat. Les organisateurs ont en effet décidé de priver de char le parti au pouvoir pour protester contre son opposition au mariage pour tous.</p>
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		<title>Plus c&#8217;est gay, pire c&#8217;est, selon Google</title>
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		<pubDate>Sat, 25 May 2013 06:41:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>arnaud</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le géant du web refuse de corriger l&#8217;algorithme de son moteur de recherche anglophone, qui fait de «gayest» le synonyme de «worst».
«It&#8217;s so gay». Dans la bouche de beaucoup d&#8217;ados (et post-ados) américains, cette petite phrase signifie «C&#8217;est nul» ou «C&#8217;est à chier» – au grand dam des principaux intéressés. Or la tendance à utiliser le mot «gay» comme un synonyme de «mauvais» a manifestement contaminé le moteur de recherche anglophone de Google, note le site technologique Buzzfeed. Le superlatif «gayest», en particulier, semble systématiquement rapproché de «worst» (pire). Si ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le géant du web refuse de corriger l&#8217;algorithme de son moteur de recherche anglophone, qui fait de «gayest» le synonyme de «worst».<span id="more-22394"></span></p>
<p>«It&#8217;s so gay». Dans la bouche de beaucoup d&#8217;ados (et post-ados) américains, cette petite phrase signifie «C&#8217;est nul» ou «C&#8217;est à chier» – au grand dam des principaux intéressés. Or la tendance à utiliser le mot «gay» comme un synonyme de «mauvais» a manifestement contaminé le moteur de recherche anglophone de Google, note le site technologique <a href="http://www.buzzfeed.com/louispeitzman/google-search-equates-gayest-with-worst" target="_blank">Buzzfeed</a>. Le superlatif «gayest», en particulier, semble systématiquement rapproché de «worst» (pire). Si l&#8217;internaute recherche, par exemple, «gayest movies Disney», il obtiendra une page consacré aux «huit pires films de Disney». S&#8217;il est difficile de s&#8217;attaquer à l&#8217;utilisation péjorative de «gay» dans le langage courant, pourrait-on au moins la faire disparaître du moteur de recherche? Non, répond platement Google. Les algorithmes sont le «reflet du contenu du web et de ce que les gens recherchent», explique le géant du web. Pas question d&#8217;y intervenir: «Nous ne corrigeons pas manuellement ce processus, mais tentons toujours d&#8217;améliorer l&#8217;algorithme.»</p>
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		<title>Suède: un&#160;genre d&#8217;avance</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2013 10:55:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>arnaud</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A l’école, dans la littérature ou les catalogues de jouets: le «gender» fait aujourd’hui partie du paysage, en Suède.
Le débat sur le mariage pour tous a déterré en France les questions sur le genre. Pour ses opposants, le projet de loi en serait fortement imprégné, voire même un moyen d’imposer dans le pays une «idéologie» encourageant «la négation de l’altérité sexuelle». Le premier round avait eu lieu en 2011. À l’époque, l’apparition des notions de genre et d’identité sexuelle dans des manuels de SVT de première avait provoqué une levée ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="lead">A l’école, dans la littérature ou les catalogues de jouets: le «gender» fait aujourd’hui partie du paysage, en Suède.<span id="more-22385"></span></p>
<p>Le débat sur le mariage pour tous a déterré en France les questions sur le genre. Pour ses opposants, le projet de loi en serait fortement imprégné, voire même un moyen d’imposer dans le pays une «idéologie» encourageant «la négation de l’altérité sexuelle». Le premier round avait eu lieu en 2011. À l’époque, l’apparition des notions de genre et d’identité sexuelle dans des manuels de SVT de première avait provoqué une levée de boucliers dans les milieux conservateurs, qui y voyaient un enseignement «autant illégitime que choquant». Deux ans plus tard, le sujet est revenu sur la table et deux députés UMP, Virginie Duby-Muller et Xavier Breton, ont demandé récemment la création d’une commission d’enquête sur la diffusion de la «théorie du genre» en France.</p>
<p><b>Des pédagogues</b><br />
Les «gender studies» (études de genre) se penchent depuis une quarantaine d’années sur les rapports sociaux entre les sexes et les inégalités qui en découlent. Elles établissent une distinction entre le sexe biologique et le sexe social, ou genre, résultat d’une construction socio-culturelle et de choix personnels. Pour paraphraser Simone de Beauvoir, on ne naît pas femme ou homme, on le devient.</p>
<p>En Suède, le «gender» fait aujourd’hui partie du décor. Avec ses voisins scandinaves, c’est un des pays au monde où les inégalités entre les hommes et les femmes sont les plus faibles. Depuis 1998, la lutte contre les clichés sexistes est même au programme des écoles suédoises, dont certaines font appel, pour les aider, à des «pédagogues du genre». David Flato est l’un deux. Il travaille pour Jämställt («égalité» en Suédois), une petite société basée dans la proche banlieue de Stockholm. «Notre métier consiste essentiellement à former les enseignants, de la crèche au lycée, sur les questions de genre, explique-t-il. On essaie dans un premier temps de leur ouvrir les yeux, de pointer des comportements dont ils n’ont pas toujours conscience. On leur donne ensuite des méthodes à mettre en pratique au quotidien.»</p>
<p>Trois cadres accrochés à un des murs du bureau illustrent leur approche. Sur le premier, Hello Kitty est au volant d’une Formule 1. À côté: deux poupées à cheval avec cape et épée et un prince charmant qui embrasse un crapaud. «Ça ne sert à rien de vouloir supprimer les jouets traditionnels», détaille David Flato. «Les enfants les voient de toute façon dans les boutiques ou à la télé. L’idée est de les utiliser d’une façon différente. Plutôt que de dire, tu es né garçon ou fille, donc tu dois faire ceci ou cela, on leur donne davantage de possibilités.» Un autre axe de travail du pédagogue suédois et de ses collègues porte sur la façon dont les adultes interagissent avec les enfants en fonction de leur genre supposé. «Un exemple très simple. Quand un petit garçon commande une pizza, le serveur peut répondre, sans penser à mal: &#8220;On va t’en préparer une très large, tu as l’air d’avoir faim&#8221;. Si une fille demande la même chose, ce serait plutôt: &#8220;Tu es sûre que tu pourras manger tout ça?&#8221;»</p>
<p>Pour éviter cette différence de traitement et réduire au maximum l’influence de l’environnement direct, un couple de parents suédois a décidé en 2009 de ne communiquer à personne le sexe de son enfant, Pop. «Nous voulons qu’il grandisse librement et non dans un moule d’un genre spécifique, avaient-ils déclaré à l’époque au quotidien Svenska Dagbladet. C’est cruel de mettre au monde un enfant avec un timbre bleu ou rose sur le front.»</p>
<p><b>«De la propagande»</b><br />
Ils ont certainement apprécié le dernier catalogue de Noël de Top Toy, la filiale scandinave de l’enseigne américaine Toys’r’us. Au fil des pages: des garçons qui donnent le biberon à des poupées ou des filles maniant des armes lourdes en plastique. «Nous avons constaté que le débat sur le genre avait pris des proportions telles sur le marché suédois que nous avons dû nous adapter», s’est justifié le responsable de Top Toy.</p>
<p>Depuis le début des années 2000, plusieurs crèches et écoles maternelles de Stockholm vont encore plus loin en gommant les distinctions entre filles et garçons. Ces établissements ont sur les étagères de leur bibliothèque une littérature moderne spécialisée dans les questions de genre. Marie Tomicic a eu l’idée de créer la maison d’édition Olika suite à sa «frustration» de ne trouver presque que des héros masculins dans les livres pour enfants traditionnels. «Ça se vend mieux apparemment», soupire-t-elle. La jeune maman a contacté auteurs et illustrateurs pour leur proposer son idée: «Des histoires qui reflètent davantage la société d’aujourd’hui, que ce soit en terme de genre, d’origine ou de classe sociale.» Dans les ouvrages qu’elle publie, le personnage principal a parfois deux papas ou deux mamans ; les garçons peuvent aimer le football et porter des robes et les filles devenir capitaines de sous-marin. «Quand on a commencé, on nous a accusés de faire de la propagande, témoigne Marie Tomicic. Pour beaucoup, ce n’était pas de la littérature, mais un moyen de promouvoir nos idées sur le genre. Ça nous a amusés: les autres livres ne véhiculent donc aucune idée?»</p>
<p>Même en Suède, certaines voix s’élèvent face aux théories du genre. On leur prête au mieux un côté élitiste et symbolique. Au pire, on les accuse de troubler la construction identitaire de l’enfant ou de vouloir transformer les garçons en petites filles et vice versa. «Les parents ont parfois des réactions étranges, confirme David Flato. Certains nous reprochent de vouloir rendre leur enfant gay. Je pense que c’est surtout à cause d’un manque d’éducation sur la question.»</p>
<p>On peut aussi y voir un refus obstiné à voir bouger les frontières de normes établies pendant des siècles. Le 19 avril dernier, l’association suisse «Choisir la vie» organisait ainsi une conférence sur le gender, à Sion. Selon le flyer annonçant l’événement, cette «idéologie» se serait «imposée dans le monde entier par le biais des méthodes sophistiquées de l’ingénierie sociale (sic)» et viserait notamment à «lutter contre la normalité hétérosexuelle» et à promouvoir «la sexualisation des jeunes». C’est loin, la Suède?</p>
<h3>À l’école de la neutralité</h3>
<p><strong>Plusieurs écoles de Stockholm ont choisi d’abandonner toute référence au féminin et au masculin afin de lutter dès le plus jeune âge contre les clichés sexistes.</strong></p>
<p>C’est un bel après-midi de printemps et la neige commence à fondre dans les ruelles pavées de Gamla Stan, la vieille ville de Stockholm. La fin de journée approche et les enfants de Nicolaigården – mi-crèche, mi-école maternelle – jouent dans la cour en attendant leurs parents. À première vue, c’est un établissement comme les autres. Il faut en fait tendre l’oreille (et comprendre le suédois) pour remarquer sa spécificité. Ici, il n’y a pas de «filles» ou de «garçons». Rien que des «amis».</p>
<p>«Lorsque le nouveau programme nous a imposé, en 1998, de lutter contre les stéréotypes sexistes, on a réfléchi à la meilleure façon de pouvoir le faire, raconte Lotta Rajalin, directrice de cinq écoles comme celle-ci dans la capitale suédoise. On a commencé par filmer notre travail au quotidien et on a clairement pu voir qu’on traitait les garçons et les filles de façon différente.»</p>
<p>Une série de mesures a alors été prise pour respecter au maximum la neutralité des lieux. D’abord, changer le vocabulaire, en utilisant par exemple le pronom neutre «hen» (lire l’encadré ci-dessous) ou en ne parlant plus de «papa» ou de «maman», mais de «parent». Ensuite, mélanger les jouets – les poupées avec les petites voitures et les briques de construction à côté de la dînette – pour que les enfants choisissent selon leurs goûts et leurs envies. «Nous voulons que chacun puisse s’exprimer librement sans subir d’influence en fonction de son genre, poursuit la directrice. Si un garçon veut pleurer, qu’on le laisse faire! Pareil pour une fille qui veut parler fort ou jouer au foot.»</p>
<p><b>Un acquis</b><br />
Le staff, mixte, est spécialement formé aux questions de genre. Il peut s’appuyer sur des outils pédagogiques adaptés, notamment à la bibliothèque. La plupart des contes classiques ont été remplacés par une littérature reflétant d’avantage la société d’aujourd’hui. «On a tout de même gardé quelques anciens livres, pour leurs qualités littéraires», souligne Lotta Rajalin en pointant du doigt une copie du &#171;Petit Prince&#187;. «Mais on dit alors aux enfants que le livre est très très vieux et que les choses se passaient comme ça à l’époque. Ils comprennent que les choses ont changé depuis.» Les méthodes utilisées dans ces écoles d’un nouveau genre, certifiées LGBT, font grincer quelques dents, mais la Suédoise est persuadée de travailler dans la bonne direction: «Quand on essaie de faire bouger les choses, il y a toujours une période pendant laquelle une partie de la société n’est pas encore prête.»</p>
<p>Laurence, une maman française expatriée en Suède depuis une dizaine d’années, a deux enfants scolarisés à Nicolaigården. «Contente d’habiter dans un pays où l’égalité entre les hommes et les femmes est un acquis», elle est «plus partagée» sur l’utilisation d’un vocabulaire neutre: «J’ai deux garçons, je ne vais pas nier la réalité. Mais c’est peut-être en poussant les choses à l’extrême qu’on arrive à avancer. Il y a encore du chemin pour faire disparaître tous les clichés. Allez donc faire un tour dans le rayon enfants de H&#038;M.» Vérification faite: rose pour les filles, bleu pour les garçons.</p>
<h3>«Hen», le troisième pronom</h3>
<p>C’est l’histoire de Kivi, un enfant qui ne rêve que d’une chose pour son anniversaire: avoir un chien. Un matin, son souhait est finalement exaucé, mais ce n’est pas exactement ce à quoi il s’attendait. Le livre <em>Kivi och Monsterhund</em> a énormément fait parler lui en Suède à sa publication l’an dernier. C’est le premier à utiliser intégralement le pronom neutre «hen», qui est à mi-chemin entre «han» (il en Suédois) et «hon» (elle). À aucun moment il n’est fait allusion au sexe du personnage principal et c’est au lecteur de choisir suivant son imagination. «Hen» est apparu pour la première fois chez des linguistes dans les années 1960, surtout pour des raisons pratiques (le fameux il/elle). Il a été remis au goût du jour ces dernières années, avec la montée en puissance des théories du genre, et a fait récemment son apparition dans la version en ligne de l’encyclopédie suédoise. </p>
<p>Pour Ulrika Westerlund, la présidente de l’Inter-LGBT suédoise, c’est un bon moyen de respecter l’identité de genre de chacun: «C eux qui ne se considèrent ni homme, ni femme ont la possibilité d’utiliser hen pour se présenter. Ça ne veut pas dire pour autant qu’il suffit de l’appliquer à tout le monde pour que le problème soit réglé. Si une personne préfère être identifiée comme un homme ou une femme et le fait savoir, il n’y a plus de raison de continuer à l’appeler hen.» En anglais, le pronom «they» peut également être utilisé au singulier pour se rapporter à quelque chose ou à quelqu’un dont le genre n’est pas défini.</p>
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		<title>L&#8217;Italie pleure Don Gallo, symbole d&#8217;un catholicisme ouvert et&#160;social</title>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 08:02:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le curé gênois s&#8217;est éteint mercredi à l&#8217;âge de 84 ans. Bête noire du Vatican, il s&#8217;était engagé en faveur des combats LGBT. 
Après le retrait de Benoît XVI il avait osé dire qu&#8217;un pape ouvertement homosexuel «serait une chose magnifique. L&#8217;essence de l&#8217;Evangile, avait ajouté Don Andrea Gallo, est que nous sommes tous des fils et des filles de Dieu, et que, en tant que tels, nous sommes tous égaux». Le prêtre avait pris part à la gay pride de 2009 dans cette ville. Bête noire du Vatican, le ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le curé gênois s&#8217;est éteint mercredi à l&#8217;âge de 84 ans. Bête noire du Vatican, il s&#8217;était engagé en faveur des combats LGBT.<span id="more-22370"></span> </p>
<p>Après le retrait de Benoît XVI il avait osé dire qu&#8217;un pape ouvertement homosexuel «serait une chose magnifique. L&#8217;essence de l&#8217;Evangile, avait ajouté Don Andrea Gallo, est que nous sommes tous des fils et des filles de Dieu, et que, en tant que tels, nous sommes tous égaux». Le prêtre avait pris part à la gay pride de 2009 dans cette ville. Bête noire du Vatican, le leader de la communauté San Benedetto al Porto avait aussi estimé que la répression de la sexualité dans le clergé était à la source des scandales de pédophilie éclaboussant l&#8217;Eglise catholique.</p>
<p><b>Provocateur</b><br />
Ce «curé de la rue» était surtout connu pour son engagement auprès des déshérités, notamment dans sa ville de Gênes. Jouissant d&#8217;une immense popularité en Italie, le prêtre se moquait pas mal de ceux qui, dans la hiérarchie catholique, le traitaient de subversif ou de communiste. Pour sa dernière messe de Noël, il avait entonné l&#8217;hymne des partisans «Bella Ciao», dans son église pleine à craquer (voir <a href="#video">vidéo</a> ci-dessous). Don Gallo n&#8217;avait décidément pas peur de provoquer, comme quand il avait fumé du cannabis en public, pour protester contre la criminalisation de la consommation de drogue. Parmi de nombreux hommages, Nichi Vendola, gouverneur ouvertement gay et catholique des Pouilles, a salué un «compagnon de route, un père, un frère et un ami». «Vous serez toujours dans nos cœurs, nos luttes et nos utopies», a conclu le président du parti de gauche SEL.</p>
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		<title>Priorité absolue à l&#8217;homophobie</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 23:13:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le rejet lié à l’orientation sexuelle, notamment en milieu scolaire, est sorti numéro 1 d’une consultation lancée auprès des Suisses de 14-21 ans. Il sera inscrit à l&#8217;ordre du jour de la Session des jeunes au Parlement&#8230;.
Le Parlement suisse des jeunes va se pencher, pour la première fois, sur le thème de l&#8217;homophobie. Le sujet est ressorti premier d&#8217;une consultation lancée sur internet auprès des 14-21 ans pour définir l&#8217;ordre du jour de la session d&#8217;automne. L&#8217;homophobie a fini devant des questions telles que le service militaire obligatoire, le partage ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le rejet lié à l’orientation sexuelle, notamment en milieu scolaire, est sorti numéro 1 d’une consultation lancée auprès des Suisses de 14-21 ans. Il sera inscrit à l&#8217;ordre du jour de la Session des jeunes au Parlement&#8230;.<span id="more-22364"></span></p>
<p>Le <a href="http://www.jugendsession.ch/fr/" target="_blank">Parlement suisse des jeunes</a> va se pencher, pour la première fois, sur le thème de l&#8217;homophobie. Le sujet est ressorti premier d&#8217;une consultation lancée sur internet auprès des 14-21 ans pour définir l&#8217;ordre du jour de la session d&#8217;automne. L&#8217;homophobie a fini devant des questions telles que le service militaire obligatoire, le partage des richesses ou la formation. Quelque 1400 réponses ont été enregistrées. Les parlementaires en herbe vont débattre de propositions concrètes, qui seront transmises au président du Conseil national. Marco Fritschi, de Spot25, un groupe de jeunes LGBT zurichois, confirme à <a href="http://www.20min.ch" target="_blank">«20 Minuten»</a> que les cas de mobbing en milieu scolaire se multiplient. De plus en plus jeunes osent faire leur coming out, relève-t-il, «mais beaucoup d&#8217;ados ne sont pas près à accepter des camarades de classe homosexuels».</p>
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		<title>Un agresseur homophobe un peu trop fier de lui</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 08:48:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
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		<description><![CDATA[Une agression au marteau d&#8217;une brutalité inouïe, fin avril en Sicile, a été élucidée de façon plutôt insolite.
Le 30 avril dernier, un jeune Italien de 23 ans était blessé à coups de marteaux devant un café internet de Palerme. La victime consultait un site gay quand il a été pris à partie par un client. L&#8217;homme a commencé à proférer des insultes homophobes, avant de le poursuivre dans la rue et de le frapper à coups de poings et avec l&#8217;outil. Des passants sont alors intervenus et l&#8217;agresseur a disparu ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Une agression au marteau d&#8217;une brutalité inouïe, fin avril en Sicile, a été élucidée de façon plutôt insolite.<span id="more-22358"></span></p>
<p>Le 30 avril dernier, un jeune Italien de 23 ans était blessé à coups de marteaux devant un café internet de Palerme. La victime consultait un site gay quand il a été pris à partie par un client. L&#8217;homme a commencé à proférer des insultes homophobes, avant de le poursuivre dans la rue et de le frapper à coups de poings et avec l&#8217;outil. Des passants sont alors intervenus et l&#8217;agresseur a disparu dans la nature. Le jeune homme s&#8217;en est tiré avec des hématomes et des points de suture, mais il s&#8217;en est fallu de peu que les coups atteignent sa colonne vertébrale.</p>
<p><b>«Bataille victorieuse contre les gays»</b><br />
La police a mis du temps à appréhender l&#8217;auteur des coups. Elle a enfin arrêté le suspect, âgé de 29 ans, la semaine dernière. Il avait été identifié quelques jours plus tôt, après qu&#8217;il s&#8217;était vanté de sa «bataille victorieuse contre les gays» sur un faux profil Facebook. Il avait même posté une photo où il posait fièrement, à visage découvert, avec son marteau. Ce repris de justice avait déjà été condamné en Allemagne pour agression sexuelle.</p>
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		<title>Des présumés homosexuels écopent de la prison ferme</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 07:41:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>arnaud</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Maroc]]></category>

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		<description><![CDATA[En une dizaine de jours, quatre hommes ont été envoyés en prison pour homosexualité dans le Royaume. Les LGBT manifestent leur ras-le-bol via les réseaux sociaux.
Un tribunal de Témara, près de Rabat, a condamné lundi deux jeunes hommes à 4 mois de prison ferme pour homosexualité. Agés de 20 et 28 ans, ils étaient dans une voiture quand ils ont été arrêtés par la police, au début du mois. Ils contestent les faits: «Nous étions dans la voiture en train de discuter, sans plus, a dit l&#8217;un d&#8217;eux devant la ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="lead">En une dizaine de jours, quatre hommes ont été envoyés en prison pour homosexualité dans le Royaume. Les LGBT manifestent leur ras-le-bol via les réseaux sociaux.<span id="more-22349"></span></p>
<p>Un tribunal de Témara, près de Rabat, a condamné lundi deux jeunes hommes à 4 mois de prison ferme pour homosexualité. Agés de 20 et 28 ans, ils étaient dans une voiture quand ils ont été arrêtés par la police, au début du mois. Ils contestent les faits: «Nous étions dans la voiture en train de discuter, sans plus, a dit l&#8217;un d&#8217;eux devant la Cour. On n&#8217;a rien fait d&#8217;illégal.» Précédemment, les médias marocains avaient affirmé que les deux hommes avaient avoué des rapports sexuels. «Si nous avions pensé que nos clients étaient homosexuels, nous aurions refusé de les défendre», a indiqué l&#8217;avocat à l&#8217;agence <a href="http://www.montrealgazette.com/life/Moroccan+convicted+being+homosexual+sentence+months+prison/8413324/story.html" target="_blank">Associated Press</a>. Il envisage un recours, soulignant qu&#8217;il n&#8217;y a «ni flagrant délit ni attentat à la pudeur».</p>
<p>L&#8217;article 489 du Code pénal marocain punit «les actes licencieux ou contre nature avec un individu du même sexe» de 3 ans de prison au maximum. C&#8217;est la peine qui avait été infligée le 9 mai dernier à deux autres hommes, jugés à Souk El-Arbaa, également dans le nord du pays. L&#8217;affaire avait débuté avec la plainte d&#8217;un des prévenus, qui accusait son ami de viol. Les enquêteurs ont conclu que les deux hommes, par ailleurs mariés, entretenaient une relation homosexuelle depuis dix ans, raconte le portail marocain <a href="http://www.yabiladi.com/articles/details/17328/homosexualite-maroc-hommes-condamnes-prison.html" target="_blank">Yabiladi</a>. Lors du procès, les épouses trompées avaient demandé – et obtenu – la peine maximale contre leur mari respectif.</p>
<p><b>Des messages contre l&#8217;homophobie</b><br />
Les deux affaires surviennent alors qu&#8217;une campagne a été lancée au Maroc via les réseaux sociaux. Le magazine LGBT <a href="http://www.aswatmag.com/" target="_blank">«Aswat»</a> a lancé un appel à ses lecteurs pour qu&#8217;ils se photographient avec des messages contre l&#8217;homophobie. <a href="https://www.facebook.com/magazine.aswat" target="_blank">La page de la campagne sur Facebook</a> a déjà dépassé les 6000 «J&#8217;aime».</p>
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		<title>La tentative de sabotage du mariage pour tous fait flop</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 22:01:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage]]></category>
		<category><![CDATA[Partenariat]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>

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		<description><![CDATA[Le piège préparé par des élus conservateurs pour faire dérailler la future loi britannique, qui divise la majorité, a échoué, hier au Parlement.
En troisième lecture, hier, la Chambre des Communes a très largement rejeté un amendement issus des bancs conservateurs antimariage gay. Il prévoyait d&#8217;inclure dans la nouvelle loi un article ouvrant le pacs britannique aux hétérosexuels &#8211; une idée soutenue par une large partie de l&#8217;opposition. Mais seuls 70 députés ont voté pour; 375 l&#8217;ont rejeté. Le but de la manœuvre &#8211; car c&#8217;en était une &#8211; était d&#8217;amener ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Le piège préparé par des élus conservateurs pour faire dérailler la future loi britannique, qui divise la majorité, a échoué, hier au Parlement.<span id="more-22331"></span></p>
<p>En troisième lecture, hier, la Chambre des Communes a très largement rejeté un amendement issus des bancs conservateurs antimariage gay. Il prévoyait d&#8217;inclure dans la nouvelle loi un article ouvrant le pacs britannique aux hétérosexuels &#8211; une idée soutenue par une large partie de l&#8217;opposition. Mais seuls 70 députés ont voté pour; 375 l&#8217;ont rejeté. Le but de la manœuvre &#8211; car c&#8217;en était une &#8211; était d&#8217;amener David Cameron à abandonner l&#8217;ensemble de la loi à cause du coût considérable de cette mesure, en matière de retraites et de successions notamment. Les services du Premier ministre avaient articulé le chiffre astronomique de 4 milliards de livres (4,7 milliards d&#8217;euros ou 5,9 milliards de francs) de pertes pour le Trésor public. </p>
<p>En revanche, les membres du Parlement ont plébiscité un autre amendement, qui oblige le Gouvernement à engager un &#171;réexamen rapide&#187; du partenariat civil. Travaillistes et libéraux réclament son extension aux hétérosexuels, tandis que le Gouvernement envisage sa suppression dès que le mariage pour tous sera entrée en vigueur.</p>
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		<title>Once upon a time, there was a queen</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 08:10:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[Londres]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[Transformisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Elizabeth? Non, Drew Christie, Queen of drag queens. Rencontre londonienne à plumes et à paillettes.
Drew Christie est assise dans les loges du théâtre londonien qui accueille son spectacle, l’Adonis Cabaret Show. A elle seule, la renommée de la drag queen remplit la salle. Difficile de ne pas être émerveillée par l’extravagance de son costume et les nombreux hommes nus qui se préparent autour d’elle. Elle me tend un verre de champagne. «Darling, me dit-elle, détends-toi, tu ne vas pas me dire qu’avec ton joli minois c’est la première fois que ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Elizabeth? Non, Drew Christie, Queen of drag queens. Rencontre londonienne à plumes et à paillettes.<span id="more-22342"></span></p>
<p><a href="http://www.drewchristie.co.uk" target="_blank">Drew Christie</a> est assise dans les loges du théâtre londonien qui accueille son spectacle, l’Adonis Cabaret Show. A elle seule, la renommée de la drag queen remplit la salle. Difficile de ne pas être émerveillée par l’extravagance de son costume et les nombreux hommes nus qui se préparent autour d’elle. Elle me tend un verre de champagne. «Darling, me dit-elle, détends-toi, tu ne vas pas me dire qu’avec ton joli minois c’est la première fois que tu vois autant de grosses verges réunies dans une même pièce?!» Elle décroise et recroise ses jambes résilles en riant. Le ton est fixé.</p>
<p><strong>– Qui est Drew Christie?</strong><br />
– Drew Christie est une artiste de cabaret extraordinaire, une «Cock In A Frock» ou «une Pine en Crinoline»!</p>
<p><strong>– Et qu’est la drag queen selon vous?</strong><br />
– Un homme qui porte des vêtements de femme, en vue de divertir la foule. Le mot “drag” remonte à l’époque de Shakespeare. Parce que les femmes n’avaient pas le droit de monter sur scène, les hommes avaient pris l’habitude de porter des vêtements féminins pour tenir les rôles de femmes. Cet acte est dit le «dragging of clothes» en anglais. La drag est une vraie tradition britannique, très populaire pendant les années folles. Le terme «drag queen» vient des Etats-Unis et semble avoir conquis l’opinion publique ces 20 dernières années. Auparavant, nous étions simplement des «transformistes» ou des «artistes drag».</p>
<p><strong>– En quoi consiste votre performance?</strong><br />
– C’est du live, de la chanson et de la danse dans une forme de rencontre magique entre burlesque et Las Vegas. Un mélange explosif agrémenté de comédie et de champagne.</p>
<p><strong>– Pourquoi ce spectacle est-il unique?</strong><br />
– La question ne devrait-elle pas être en quoi Drew Christie est-elle unique?! Je suis une des dernières drag queens véritablement &#171;glamour&#187; – sequins, plumes et diamants jusqu’au bout! Le spectacle est un mélange extravagant de stand up, de chansons des plus grandes divas, d’airs romantiques et sentimentaux, et des parodies de stars comme Lady Gaga et Britney. Ce spectacle est au monde de la nuit ce que l’absinthe est à l’alcool: coloré, exclusif et follement tentant!</p>
<p><strong>– Vous avez choisi la voie de la drag … Pourquoi pas celle de l’acteur?</strong><br />
– J’ai toujours travaillé dans le milieu du show business. J’ai commencé comme acteur en réalité, avant d’intégrer un cabaret comme chanteur. C’est lorsque je me suis affirmé dans mon orientation homosexuelle et que j’ai commencé à fréquenter des clubs et des bars gays, que j’ai découvert le travail des drag queens. J’ai été particulièrement intrigué par cette expression à la fois drôle et glamour derrière un masque. Ce masque permet d’incarner librement son alter ego. Je ne me lasserai jamais de l’effet «wow» sur les gens lorsque j’entre en scène. L’illusion que l’on crée est extraordinaire. L’on dirige et produit un show de variété complet.</p>
<p><strong>– Comment est née Drew Christie?</strong><br />
– Elle est l’enfant secret de Joan Collins et du Premier Ministre anglais d’alors. Lequel? Oh, voyons, une femme ne révèle pas son âge. Elle est arrivée dans ce monde sous le London Bridge entre les poubelles et les mendiants. Joan était en couches pendant trois jours, en tous cas c’est ce qu’elle pensait. En réalité, elle avait juste oublié d’enlever son collant. Je suis donc restée coincée à l’intérieur pendant des jours. Finalement, je suis arrivée dans ce monde, telle Dorothy, chaussures en rubis aux pieds, et chantant «Over The Rainbow».</p>
<p><strong>– Quelles sont vos sources d’inspirations?</strong><br />
– Barbra Streisand, Bette Midler, Judy Garland, Sammy Davis Jr et une star bien connue en Angleterre du nom de Joe Longthorne. Et pour mes influences en matière de drag queens, un nom: David Dale, une drag queen anglaise, sans doute le mec le plus talentueux que je connaisse. Il a participé à un documentaire dans le début des années 80, alors qu’il était encore à l’école. Je me souviens l’avoir regardé et avoir pensé, wow, il est ouvertement gay. Il faut savoir qu’à l’époque ce n’était pas quelque chose de normal ni d’évident. Le film mettait en avant son drag show et je me suis senti inspiré. Je le rencontrai des années plus tard. Il est aujourd’hui l’un de mes proches amis.</p>
<p><strong>– Quelle est l’histoire la plus drôle qui vous soit arrivée?</strong><br />
– Il y a des soirs où rien ne se passe comme prévu, et les incidents créent des situations pour le moins embarrassantes! J’ai connu ça. C’était lors d’un show dans un club gay du Nord de l’Angleterre dans les années 90. Je portais un costume digne des show girls de Las Vegas. Lorsque je suis entrée en scène, mes plumes se sont accrochées dans la porte et arrachées de mon col. C’est le moment précis qu’ont choisi mes parties intimes pour sortir de mon costume déjà fort révélateur, et ce devant le public tout entier. Une vieille prostituée locale de 60 ans a alors décidé de se précipiter sur scène, de se mettre entièrement nue, de grimper, je ne sais comment, sur mes épaules et d’arracher ma perruque. Tout ce que je sentais, c’est le frottement du vagin de cette femme de la nuit contre mon cou. Je n’ai pas ri sur le moment, mais trouve que l’histoire est relativement cocasse aujourd’hui!</p>
<p><strong>– Et l’histoire la plus embarrassante?</strong><br />
– Tout ce que je peux vous dire c’est que l’histoire comprend une trace glissante, un jéroboam de Bollinger et une action en justice. A vous d’imaginer le reste.</p>
<p><strong>– En quoi Drew Christie est-elle différente des autres drag queens et plus populaire?</strong><br />
– Je ne dirai pas forcément que je suis plus populaire puisque nous avons toutes notre niche. Mais, comme je l’ai dit plus haut, je suis connue pour mon glamour et ma classe. </p>
<p><strong>– Quels sont vos plus beaux atouts?</strong><br />
– Mes jambes. Elles étaient assurées pour la modeste somme d’un million de livres dans les années 90, ce qui créa une sorte de buzz médiatique en Angleterre… J-LO peut retourner se coucher!</p>
<p><strong>– Quel est votre rêve aujourd’hui?</strong><br />
– Vivre à New York en voisine de Lady Gaga! Cette fille sait ce que veut dire la fête! Nous pourrions partager certains costumes …et boire du whisky!</p>
<p><strong>– Drew Christie, est-elle amoureuse?</strong><br />
– Non, hélas. Mais si un doux mélange entre Ryan Gosling et David Beckham vous contacte, j’accours! </p>
<p><b>Les hot spots de Drew Christie</b><br />
<strong>St Paul’s Cathedral</strong>: le plus beau monument du monde. <strong>The Victoria and Albert Museum</strong>: je ne me lasse jamais de passer un après-midi dans ce musée, et l’entrée est gratuite. <strong>Soho</strong>: J’adore ce village gay, et je m’y sens toujours comme à la maison!</p>
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		<title>New York confronté à&#160;une vague de&#160;violence homophobe</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 12:17:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité]]></category>
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		<description><![CDATA[Un homme a été abattu, vendredi soir, parce qu&#8217;il était gay. Le drame survient après une série d&#8217;agressions brutales et gratuites qui mobilisent la communauté LGBT.
Un homme a été abattu froidement dans le quartier gay de Greenwich Village, vendredi soir. Mark Carson, 32 ans, a succombé à ses blessures avant son arrivée à l&#8217;hôpital. Le tireur aurait crié des insultes homophobes avant d&#8217;ouvrir le feu, rapporte le «New York Times». Avec deux acolytes, il arpentait le quartier, provoquant et menaçant des passants et des commerçants. Le meurtrier aurait pris à ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="lead">Un homme a été abattu, vendredi soir, parce qu&#8217;il était gay. Le drame survient après une série d&#8217;agressions brutales et gratuites qui mobilisent la communauté LGBT.<span id="more-22320"></span></p>
<p>Un homme a été abattu froidement dans le quartier gay de Greenwich Village, vendredi soir. Mark Carson, 32 ans, a succombé à ses blessures avant son arrivée à l&#8217;hôpital. Le tireur aurait crié des insultes homophobes avant d&#8217;ouvrir le feu, rapporte le <a href="http://www.nytimes.com/2013/05/19/nyregion/killing-in-greenwich-village-looks-like-hate-crime-police-say.html" target="_blank">«New York Times»</a>. Avec deux acolytes, il arpentait le quartier, provoquant et menaçant des passants et des commerçants. Le meurtrier aurait pris à parti une première fois Carson, qui sortait d&#8217;un restaurant avec un ami. Il l&#8217;aurait suivi et, une fois que le trentenaire s&#8217;était retrouvé seul, il l&#8217;aurait menacé avec son arme, un calibre .38. La victime a été atteinte d&#8217;une balle en pleine tête. Le tireur a été arrêté par la police après une brève fuite à pied. Il a été identifié comme Elliot Morales, 33 ans. </p>
<p><b>Quatre tabassages depuis le début du mois</b><br />
Pour la police, il ne fait guère de doute qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un «crime de haine». Christine Quinn, porte-parole des autorités, et candidate ouvertement lesbienne à la mairie de New York, s&#8217;est dite «horrifiée» par l&#8217;attaque – la cinquième depuis le début du mois dans la métropole, mais la première agression mortelle. <img src="http://360.ch/files/2013/05/manif-ny1605.jpg" alt="Manifestation du 16 mai, au Madison Square Garden" />Un homme et deux couples d&#8217;hommes avaient été sauvagement passés à tabac au début du mois, à Manhattan, dans trois incidents distincts. Le 8 mai, un homme avait été agressé à la sortie d&#8217;un bar, également à Greenwich Village. La série d&#8217;attaques avait donné lieu à une <strong>manifestation</strong> dénonçant une recrudescence de la violence homophobe, le 16 mai dernier. </p>
<p><b>Crimes de haine à la hausse</b><br />
De fait, la police a reconnu que les cas de crimes basés sur des préjugés (<em>bias-related crimes</em>, regroupant notamment les agressions antisémites, racistes ou homophobes) a fortement augmenté au début de 2013: 22 cas, contre 13 sur la même période de 2012. «Il fut un temps, à New York, où deux personnes du même sexe n&#8217;osaient pas marcher dans la rue en se tenant la main de peur d&#8217;être les cibles de violences et de harcèlement, a résumé Christine Quinn. Nous ne voulons pas revenir à ces temps-là.»</p>
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