«Serbis» de Brillante Mendoza (2008) à voir dans la Rétrospective «Mauvais Genre»

Rétrospective au Black

Intitulée «Mauvais genre», la section du festival Black Movie propose une douzaine de films au sein d’une programmation riche et engagée, dédiée au meilleur du cinéma d’auteur mondial, dès le 19 janvier à Genève.

Black Movie, co-dirigé par Kate Reidy et Maria Watzlawick, revient pour sa 19e édition. Engagé depuis le début dans la défense d’une cinéphilie auteuriste, indépendante et internationale, le festival genevois montrera pendant 10 jours, du 19 au 28 janvier prochains, une cinquantaine de films en provenance d’une vingtaine de pays, des Philippines à l’Inde, en passant par la France, le Brésil, l’Argentine, la Grande Bretagne. Et le voyage continue avec les derniers-nés de grands réalisateurs, dont «Le jour d’après» du Sud-Coréen Hong Sang-soo, «Avant que nous disparaissions» du Japonais Kiyoshi Kurosawa, «Une femme douce» du Russe Sergei Loznitsa, «Gareth Jones» de la Polonaise Agnieszka Holland, «Frost» du Lituanien Sharunas Bartas, «Mrs Fang» du Chinois Wang Bing, Léopard d’or au dernier Festival de Locarno. A noter également le retour du Congolais Dieudo Hamadi, invité en compagnie de nombreux autres réalisateurs, avec son film «Maman colonelle».

Entre anciens et nouveaux métrages
Black Movie innove par ailleurs en présentant «Mauvais genre», une rétrospective sélective de films queer diffusés au festival de 2001 à 2017. On y reverra des œuvres du Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul, du Brésilien Gabriel Mascaro, du Philippin Brillante Mendoza ou de l’Argentine Anahi Berneri, aux côtés de nouvelles productions. A découvrir «They», premier film de de l’Iranienne Anahita Ghazvinizadeh. Elle brosse le portrait de J., adolescent en plein questionnement de son identité sexuelle, qui prend des hormones pour retarder sa puberté. Mais un week-end pourrait tout changer.

Avec «Those Long Haired Nights» du Philippin Gerardo Calagui, on suit Tuesday, Amanda et Barbie. Ces trois femmes transgenres aux caractères opposés, passent une nuit chaotique sur le chemin de leurs rêves dans un quartier chaud de Manille.

De leur côté, les Brésiliens Marco Dutra et Juliana Rojas tâtent du fantastique dans «As Boas Manieras». Clara, une jeune infirmière de la banlieue de São Paulo est engagée comme nounou du futur enfant de la mystérieuse Ana. Alors que les deux femmes se rapprochent, l’accouchement n’aura rien d’une délivrance…

«El diablo es magnífico» du Chilien Nicolas Videla raconte, lui, l’histoire d’une immigrante trans* de 33 ans. Après avoir vécu dix ans à Paris, Manu, fatiguée de l’hostilité à laquelle elle doit faire face, décide de rentrer au Chili. Sur sa route, elle rencontre un voyageur qui va remettre dans sa vie un romantisme qu’elle n’espérait plus.

» Genève, du 19 au 28 janvier. Lieux principaux: Maison des Arts du Grütli, Cinéma Spoutnik, Cinélux, Alhambra. Lieu central: le Xanadu (Cercle des Bains), qui accueillera le 20 janvier la soirée 360° Fever «Cosmic Mac». Informations pratiques blackmovie.ch

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