Elle s’appelle Billie Bird

Son timbre rêveur et sa guitare nous font prendre de l’altitude. La Vaudoise Elodie Romain lance son projet solo. De la folk comme on aime.

Vingt-huit ans et un parcours musical riche. Une guitare parfaitement maitrisée et une voix qui nous rappelle que la folk n’est pas uniquement l’apanage des nos amis d’outre-Atlantique. C’est ce qui nous frappe lorsque l’on écoute pour la première fois Billie Bird. C’est un son riche. Qui fait du bien. Ce sont des paroles intimistes. Qui touchent.

Billie Bird c’est l’alter-ego d’Elodie Romain. Une Lausannoise née d’une mère espagnole et d’un père français. Son nom de scène vous dit peut-être quelque chose, avec raison. Il fait référence à l’exploratrice et écrivaine anglaise Isabella Bird. «Je me sens proche d’elle. Quand elle ne voyageait pas, elle était malade. Je me reconnais dans cette femme forte qui part à l’aventure», nous confie Billie.

Une envie qui vient de loin
Une voyageuse certes mais dont le parcours ne laisse pas grand-chose au hasard si ce n’est que ses parents ne sont pas des artistes. Elle est du genre à se donner les moyens. Elle est née musicalement à l’âge de neuf ans. «A cet âge-là, j’ai ressenti l’appel de la guitare. Je savais qu’il y avait quelque chose de l’ordre de la destinée qui me reliait à la musique.» Après l’école obligatoire, Billie suit un cursus en chant à Genève. Elle veut intégrer le conservatoire. Puis soudain, une envie de changer d’air, alors changement de programme. Elle s’inscrit à la haute école pédagogique et enseigne maintenant depuis deux ans au primaire. Un tiers de ses cours est consacré à la musique et aux arts visuels. Pas fou l’oiseau qui n’oublie pas pour autant ses premières amours.

Durant toutes ces années, elle chante sous son vrai nom; jusqu’en mars dernier. Elle s’inscrit alors à M4Music, un événement du pourcent culturel Migros qui met en avant des talents de la scène helvétique. «C’était une façon de me fixer des échéances» dit-elle. Pari réussi! Billie Bird fait partie des trois finalistes dans la catégorie pop.

Des influences variées
«C’est toujours compliqué de parler de ses influences sans pas paraître prétentieuse. J’écoute beaucoup de choses», affirme Billie. Elle a grandi avec la musique de sa génération, Fiona Apple, Nirvana, Paula Cole par exemple. Mais pas seulement, elle cite aussi Joni Mitchell et Ani DiFranco, surtout concernant son goût pour le désaccordage. Le premier disque qu’elle a acheté? Les Cranberries. Suivra le guitariste Michaël Hedges, farouche amateur de tapping. Pour découvrir la musique de Miss Bird penchez vous sur son titre Here. «C’est un bon résumé de ce que je fais. Ni triste, ni joyeux. Tantôt en majeur, tantôt en mineur. Je mise aussi beaucoup sur les choeurs et la recherche d’arpèges pour créer une émotion.» La vie quoi.

Billie s’envole
Cette vaudoise aux origines multiples passe aujourd’hui à la vitesse supérieure avec deux dates prévues dans son fief. C’est seule sur scène qu’elle délivrera deux concerts voix/guitare. Au Bourg le 7 juin et au Festival de la Terre le 8, à Lausanne. Ce dernier rendezvous parle de Billie comme d’un timbre chaud à l’empreinte rare. Nous confirmons. «Ces deux dates, c’est un peu comme une naissance. Je pense qu’il y a un moment et c’est maintenant.» Et cet automne aussi, Billie Bird travaille sur un album. Préparez vos oreilles, l’oiseau sort du nid!

Découvrir Billie Bird le jeudi 21 juin sur le Bateau Genève dans le cadre d’Ecoutes au Vert, et le 12 juillet au Montreux Jazz.
» mx3.ch/artist/billiebird
» www.facebook.com/billiebirdmusic

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