Monde États-Unis

Jumeaux d’un couple gay séparés par un caprice administratif

Situation kafkaïenne pour un couple israélo-américain. Sur la base d'un test d'ADN forcé, un de leurs jumeaux a été reconnu comme Américain, l'autre pas.

25 janvier 2018 | par

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Les deux garçons des Dvash-Banks ont aujourd'hui 16 mois.

Depuis septembre 2016, Elad et Andrew Dvash-Banks sont les heureux papas de deux petits garçons: Ethan et Aiden. Les jumeaux, conçus avec le sperme des deux hommes et des ovocytes d’une seule donneuse anonyme, sont nés par gestation pour autrui alors que le couple israélo-américain vivait au Canada, où il se sont mariés en 2010 – une union reconnue quelques années plus tard aux Etats-Unis.

Mais les choses se sont corsées quand la petite famille a décidé de s’installer aux USA. Si l’Israélien Elad a obtenu sa green card pour travailler de l’autre côté de la frontière, ç’a été une autre paire de manche pour leurs enfants. Le personnel du consulat US de Toronto s’est mis à poser au couple des «questions extrêmement personnelles et indiscrètes». Pour finir, l’administration a fait pression pour que les parents lui fournissent des tests génétiques de paternité.

Révision
Le verdict: Aiden pouvait recevoir des papiers en tant que fils d’Andrew, tandis que son frère jumeau Ethan en était privé, car son ADN correspond à celui d’Elad. Absurdité totale: c’est en tant que «touriste» que le petit bonhomme de 1 an est finalement entré sur le territoire américain. Désormais installée à Los Angeles, la famille a entrepris des démarches pour faire réviser la décision du Département d’Etat, et obtenir la reconnaissance d’Ethan comme Américain à la naissance, comme son frère jumeau.

Les papas dénoncent le «traitement humiliant» dont leur famille a fait l’objet, et l’imposition par l’administration d’une distinction forcée entre leurs deux garçons – que les papas auraient voulu éviter. Selon eux, les couples hétérosexuels dans des situations analogues ne sont pas soumis à ce type de tests. «Le message, c’est que l’on n’est pas sur un pied d’égalité. Notre famille vaut moins qu’une autre. Et mon fils a été lésé par le gouvernement US», a expliqué Andrew au «Guardian».

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Mise à jour 26.01.2018 09:14
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