Culture Cinéma

Le GIFF s’anime LGBT

Le Festival Tous écrans, rebaptisé Geneva International Film Festival (GIFF), garde le cap avec sa vision plurielle des arts visuels.

3 nov. 2017 | par

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«How To Talk To Girls At Parties», de John Cameron Mitchell.

Cinéma, télévision et digital, un mariage qui dure, mais qui a décidé, pour ses 23 ans, de changer de nom. Notoriété internationale oblige, comme l’explique son directeur artistique Emmanuel Cuénod, le Festival Tous écrans s’appelle désormais le GIFF (Geneva International Film Festival). Que les fans se rassurent pourtant. Lieu d’expérimentation, de rencontre et de fête, carrefour des genres et des disciplines, il garde le cap, affirmant même davantage sa vision transversale et plurielle des arts visuels. En proposant un programme alléchant de 174 œuvres, dont 79 en compétition, huit premières mondiales, onze premières internationales, quatre premières européennes et 107 premières suisses. Parmi les nouveautés, des films sur la musique et l’inauguration d’un espace de 600 m2 entièrement dédié à la réalité virtuelle.

«Brokeback Mountain» made in Yorkshire
Outre la compétition internationale forte de dix longs métrages, petite sélection parmi les autres sections cinéma. Et tout d’abord, dans Rien que pour vos yeux, «God’s Own Country» du Britannique Francis Lee. Avec ce «Brokeback Mountain» made in Yorkshire, le débutant a séduit Sundance, qui lui a décerné le prix de la mise en scène. Jeune fermier, Johnny essaie d’oublier la frustration de son quotidien à coups de beuveries solitaires et de brèves rencontres avec des inconnus. Mais quand un saisonnier roumain vient travailler dans la ferme familiale, Johnny éprouve des émotions jamais ressenties et une relation intense naît entre les deux hommes. Si le film raconte la difficulté de s’assumer dans un tel milieu, il évoque surtout l’apprentissage des sentiments, de l’amour, de la tendresse, qui tranchent avec des habitudes de baise brutale dans des lieux sordides.

Dans le volet Highlight Screenings, on trouve «How To Talk To Girls At Parties», de John Cameron Mitchell, auteur phare du cinéma queer. En 1977, en pleine émergence punk trois jeunes Anglais découvrent l’amour, planète inconnue et tenteront de résoudre ce mystère: comment parler aux filles en soirée. Une comédie américano-britannique glam-punk où on croise Nicole Kidman déchaînée, Elle Fanning et toutes sortes de créatures vêtues de latex dans le London des Sex Pistols. Kitsch et déjanté.

A retenir, dans la compétition internationale de séries web, «Le temps des chenilles» de la Canadienne Catherine White. Alix habite la même ville, la même maison et la même chambre depuis toujours. Mais au lendemain de ses 20 ans, sa famille la flanque à la porte. C’est le début d’une épopée avec son amie Bibi dans un coin du Canada. Un drôle d’été chaud, avec une épidémie de chenilles qui rongent la région…

» Geneva International Film festival à Genève, jusqu’au 11 novembre. Plus d’infos sur giff.ch

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Mise à jour 03.11.2017 09:06
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