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Circulez, y a tout à voir!

Trois ans depuis sa reprise par Fred et Laurent, le Trafick saupoudre les nuits cul lausannoises d’une généreuse dose de convivialité.

2 sept. 2017 | par

trafick-web
Fred au bar du Trafick.

Pénombre anonyme, banquettes carcérales et ambiance hardcore: la recette habituelle du sex club ne cherche pas vraiment à mettre le client à l’aise. A cet égard, le Trafick de Lausanne fait office de joyeuse exception. «Combien de fois les gens nous disent, j’étais seul chez moi devant ma télé, alors je suis venu faire la fête!», raconte Laurent, qui nous accueille avec Fred. Le duo a repris en juin 2014 la discrète arcade de l’avenue Tivoli. Avec succès. Le Trafick s’est réveillé du bon pied. Le pied que prend un public gay aux types et aux âges des plus variés, et désormais aussi des hétéros, plusieurs fois par mois.

Dès que l’on franchit la porte, à côté des casiers, l’atmosphère est conviviale: le bar à la déco éclectique est animé de conversations et de rires. Les soirs de week-end, c’est la grosse ambiance dans un tout petit espace. «Quand c’est trop grand, personne ne se parle, explique le Savoyard Laurent. C’est rare que quelqu’un qui s’asseye au bar reste dans son coin. On l’intègre vite.»

Propice à tous les plans
Qu’on se le dise: au Trafick, pas besoin d’avoir une folle envie de cul pour passer une folle soirée. Mais difficile de ne pas être tenté par la vaste partie cruising du club. Aménagée par les équipes précédentes dans la cave et l’arcade voisine, elle continue d’être développée par les «Frelau». Le terrain de jeu du club lausannois est propice à tous les plans – BDSM, exhib, groupes ou duos. Le labyrinthe est toujours clean, avec du matos de prévention à portée de main.

Pour Fred, longtemps à la barre du Pink Beach voisin, le maître mot c’est de surprendre: «On fait en sorte que les gens se demandent: qu’est-ce qu’ils nous préparent encore ?» Le calendrier des soirées fait de la place à tous les fantasmes, des Naked Bastards aux nuits travestis, en passant par les inénarrables Nuits de la suce. «On est assez fiers de voir tout le temps de nouvelles têtes, et certaines viennent de loin», confie le Bordelais d’origine. Et parmi les événements qui drainent leur lot de curieux, les pornstars invitées par le club. «Les gens aiment voir et aborder quelqu’un d’inaccessible, et palper un petit peu…» Il y a même eu des tournages. L’un d’eux, réalisé lors d’une soirée cagoules, a donné lieu à un DVD. Son titre était tout trouvé: «Trafick de p’tits suisses»!

» Trafick; avenue de Tivoli 22, 1007 Lausanne. Plus d’infos sur: trafick.ch

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Mise à jour 02.09.2017 07:46
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