Suisse Lucerne

Évêque «gay-friendly» pris en flagrant délit de discrimination

Le diocèse de Bâle a mis son veto à l'engagement d'un aumônier gay dans un hôpital public. Une décision qui fait tache après la création d'un groupe de travail sur l'inclusion des LGBT.

10 juin 2017 | par

st-urban-lucerne
La clinique Sankt-Urban, hôpital psychiatrique de Lucerne.

Envers les homosexuels, la bienveillance professée par le diocèse de Bâle a des limites. Un mois après la création, à l’initiative de l’évêque Felix Gmür, d’une «Pastorale arc-en-ciel», groupe de travail antidiscrimination pour les gays et lesbiennes, le «Tages-Anzeiger» rapporte que les autorités catholiques bâloises ont rejeté l’embauche, par une clinique psychiatrique de Lucerne, d’un théologien expérimenté comme aumônier. Raison invoquée: R. vit en partenariat enregistré avec un homme. L’évêché est inflexible: l’aumônier doit être «dans une forme de vie reconnue par l’Eglise», à savoir le mariage hétérosexuel ou le célibat. Sa porte-parole refuse de commenter l’affaire, soulignant que «la Pastorale arc-en-ciel ne concerne pas les emplois de l’Eglise».

Pour R, son cas illustre une certaine duplicité du diocèse. Les homosexuels, rappelle-t-il, «ne veulent pas de pitié, mais plutôt le respect et la reconnaissance de leurs droits». Il assure que son cas n’est pas unique. De nombreux gays et lesbiennes souffrent de la cruauté de l’Eglise et auraient besoin de soutien psychologique.

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Mise à jour 12.06.2017 08:45
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Un commentaire

  1. Par André:

    Qu’attendent les gays catholiques pour quitter cette institution qui les opprime? Y’en a marre de leur pseudo mansuétude et surtout, de leur propension à s’ingérer politiquement pour imposer leur vision de la société.
    Je respecte la foi des chrétiens et laisse tout le monde vivre comme il l’entend. N’imposons rien à personne, ni avortement, ni mariage gay. A nous de décider de vivre libre en accord avec soi.

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