Monde Munich

Les bonnes soeurs ne veulent pas de gays dans leur foyer

Une maison de retraite allemande a sèchement rejeté la demande d'un homme pour son partenaire depuis 48 ans, gravement malade.

15 février 2013 | par

kreszentia
L'hospice Kreszentia a été fondé il y a 153 ans en tant qu'institut catholique. Photo: wiki.

«Les sœurs ne veulent pas de ça»: c’est la réponse qu’a reçu un Munichois quand il a demandé une place en maison de retraite pour l’homme dont il a partagé la vie durant 48 ans. Karl, 66 ans, avait choisi de ne pas cacher l’homosexualité de son partenaire, Anton, 72 ans, au personnel de l’institut Kreszentia, raconte Queer.de. Après l’avoir fait poireauter quelques temps, la maison de retraite lui a répondu par la négative: «Ce n’est pas aussi facile, pour un homme qui a un compagnon», s’était-il entendu dire.

Souvenirs cruels
La mésaventure, racontée par le quotidien «TZ» (repris par Queer.de), a mis en colère un conseiller municipal du parti gay Liste rose. «Il y a toujours eu des problèmes avec les homes, note Thomas Niederbühl, mais je n’avais jamais entendu parler d’un rejet aussi brutal.» Créé il y a 153 ans, l’établissement est censé être laïc depuis 1990. Mais il dépend toujours de nonnes franciscaines. Sur son site, la fondation prétend «se préoccuper, apprécier et encourager la personnalité de tous ses résidents». Pour Karl, épuisé par les soins prodigué à son ami depuis des mois, ce rejet est un rappel cruel de l’époque où l’homosexualité était illégale en Allemagne, en vertu de l’article 175 du Code pénal. Dans les années 1960, notamment, le couple avait eu les plus grandes difficultés à trouver un appartement.

L’écho donné à l’histoire de Karl et Anton a amené la direction de Kreszentia à revenir sur leur refus. Le manager a présenté ses excuses, mettant la réaction du personnel sur le compte de la surprise: «Nous n’avons jamais hébergé de couples gay». Pour Karl, il est trop tard: «Je n’aurais pas voulu qu’il soit juste toléré.» Heureusement, il a trouvé une place dans un autre foyer – protestant celui-ci. Le home est un peu plus loin de chez lui, mais peu importe. «Le plus important, c’est que mon mari est bien là-bas.»

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Mise à jour 10.09.2014 12:14
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3 commentaires

  1. Par Gil:

    C’est honteux, en effet, en Belgique, cela ne pose aucun problème d’éthique que d’héberger une femme qui a participé à des meurtres d’enfants. Tant il est vrai que l’église catholique, en matière de pédophilie, elle en connaît un rayon !

  2. Par arv:

    avant de publier un article relisez le ! c’est bourré de fautes et des mots manquent à l’appel

  3. Par L.:

    C’est ça, les nonnes. Par contre en Belgique, elles hébergent gracieusement l’ex-femme de Marc Dutroux depuis sa libération… Les criminels et assassins d’enfants ont droit à plus de considération, apparemment…

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