Un corps serein dans une identité sereine
La relation à son corps et à l’image que l’on projette est un phénomène complexe et complexant, qui peut se révéler problématique. Par ailleurs, faire partie d’une minorité n’est jamais évident: malaise, gêne, honte ou peur du rejet peuvent en découler. Les lesbiennes n’échappent pas à ces difficultés souvent sources de déprime et de mal-être, qui peuvent aussi se traduire dans le corps. Travaillant sur la relation psycho-corporelle depuis plus de 15 ans, Carine Landolt a mis sur pied un atelier pour femmes homosexuelles donnant une opportunité à des femmes pas toujours à l’aise avec leur homosexualité et/ou leur image.
Pourquoi un atelier spécifique?
Carine Landolt Il m’arrive d’avoir des personnes homosexuelles dans mes groupes à majorité hétéro, s’explique Carine Landolt, et ces dernières ne se sentent pas forcément suffisamment à l’aise pour approfondir le travail. Cet atelier est pour elles l’occasion de parler librement de leur condition de lesbienne et de réfléchir à l’image qu’elles ont d’elles-mêmes et d’apprendre à se sentir de plus en plus à l’aise avec leur corps.
Le but de ces six séances?
A raison d’une heure et demie par mois, acquérir une relation saine et sereine avec son homosexualité, que l’on choisisse d’être visible ou non, dans les sphères choisies. L’approche proposée se base sur des discussions et des exercices corporels pour donner des outils concrets afin d’entamer un changement dans les habitudes et trouver plus d’aisance et de plaisir à ressentir son corps. Agir sur la posture, la respiration, le mouvement pour aboutir à la prise de conscience de son image, autour de thématiques différentes, comme la relation avec son corps, les sensations féminines et masculines ou la visibilité que l’on souhaite avoir en tant que lesbienne.
Pourquoi travailler sur l’image et le corps?
Notre corps contient et reflète tout ce qui fait notre personnalité. Notre état d’esprit, nos émotions, nos sentiments. C’est aussi la première chose que nous regardons chez une personne. De nombreux a priori résultent de l’image projetée, qui peuvent aboutir à des malentendus et inconsciemment. Attention il ne s’agit pas de devenir obsédée par l’image qu’on a de soi, au contraire. Le travail de chacune sera d’observer ce qui la préoccupe ou la dérange, afin de pouvoir s’en libérer. Lorsque vous êtes à l’aise avec votre corps et en paix avec la sexualité qui est la vôtre, vous ne pensez plus à l’image que les gens ont de vous ou celle que vous aimeriez projeter.
Les lesbiennes ont une relation particulière à leur corps?
C’est bien évidemment impossible de définir «la lesbienne», dont les styles sont des plus divers. De nombreux individus ont une relation inconfortable avec leur corps, indépendamment de leur orientation sexuelle. Mais les lesbiennes doivent faire face à une double appréhension: le regard que pose sur elles la société et celui des filles du milieu. D’ailleurs, lorsque j’ai présenté cet atelier il y a quelques mois, certaines participantes potentiellement intéressées par la thématique trouvaient cependant le milieu trop petit et craignaient le jugement des autres. Donc, à l’instar des ateliers que je fais pour les timides, pour certaines le pas le plus difficile et le plus utile sera de s’inscrire!
Les rencontres ont lieu à Genève et à Lausanne. Première rencontre le jeudi 30 septembre à Lestime, Genève. Coût total pour les 6 rencontres 120 fr. Plus d'infos sur www.carinelandolt.ch
Tags: Fribourg, Lausanne, Lesbiennes, Psychothérapie, Suisse (voir l'index)













C'EST VOUS QUI LE DITES
Louise » Homme ou femme? En Argentine, la décision appartient à chacun