Une section “rose” fait des vagues au sein de l’UDC
L'initiative en revient - sans surprise - au Bernois Thomas Fuchs (photo). Ce député de 43 ans s'était déjà identifié comme bisexuel il y a quelques années, en apparaissant sur des listes de candidats ouvertement gay promues par les associations LGBT lors d'élections nationales.
Méfiance
Les représentants de "GaySVP" (gay UDC, en allemand) assurent ne pas se distancer des positions du parti, par exemple sur le soutien à l'initiative contre la construction de minarets. Toutefois, le site internet du mouvement (www.gaysvp.ch) a dû retirer le logo du parti, preuve que l'initiative soulève la méfiance parmi les cadres de ce dernier. Et le quotidien alémanique 20 Minuten de citer le secrétaire général du mouvement: "Nous devons contrôler qui sont ces gens et voir comment fonctionne le mouvement", souligne le secrétaire général Martin Baltisser. Le Valaisan Oskar Freysinger redoute, quant à lui, que le "groupuscule" se retrouve en porte-à-faux sur des questions comme le droit à l'adoption ou sur l'introduction de matériel éducatif dans les écoles. Le conseiller national estime, en outre, que le "pour les gays qui tiennent à une politique d'immigration stricte et qui ne veulent pas remettre en jeu la souveraineté du pays, il n'y a guère d'autre parti que l'UDC."
Sans parler des provocations lancées récemment par les Jeunes UDC valaisans, des sections cantonales de l'UDC, notamment à Genève en 2005, se sont distinguées par leurs slogans clairement homophobes. Toutefois, le parti - le premier de Suisse - est apparu divisé sur des questions comme celle du partenariat enregistré, soumis à votation en 2005.
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