World Pride à Jérusalem: «Se réapproprier les symboles»
Le verdict conforte El-Ad et son équipe dans les préparatifs de la World Pride, à six mois de l’événement: «Cela renforce le sentiment que les gens ont de participer à quelque chose qui a du sens, et non à un événement commercial qui sert dieu sait quoi. A ce titre, on ne sera jamais dissuadés par la violence. Une World Pride, poursuit El-Ad, c’est un symbole très puissant dans une Jérusalem qui représente certes le respect entre des identités en concurrence, mais aussi la haine, l’occupation, la guerre et la violence. Il s’agit de s’emparer de ces symboles et se les réapproprier.»
De fait, dans une ville plus que jamais divisée entre religieux et laïcs, juifs et arabes, le slogan «Love without borders» résonnera d’une acuité particulière: «Pour nous, il s’agit de construire au quotidien une Jérusalem différente. Même si cela nous vaut beaucoup de haine, nous continuons à être là pour tout le monde, car nous avons la faculté de changer les vies des gens que nous touchons.» En attendant, le pari reste audacieux… «La municipalité [aux mains du «Parti du judaïsme unifié de la Torah», ndlr.] fait tout pour se débarrasser de nous!» explique El-Ad avec un certain amusement. «L’an passé, ils ont tenté de faire interdire le défilé, l’accrochage de drapeaux arc-en-ciel et le rassemblement dans le principal parc de la ville. Il a fallu aller au tribunal, qui a rappelé que les rues, les poteaux et les parcs n’étaient pas la propriété du maire! Le bon côté des choses, c’est que la municipalité a épuisé ses munitions juridiques. Mais je suis sûr qu’ils auront encore des bâtons à nous mettre dans les roues d’ici le mois d’août!»
World Pride Jerusalem, du 6 au 12 août 2006
Infos sur la délégation suisse à la World Pride auprès de M. Rychlik
rychstefan(at)gmx.ch












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